Eva Diop, Chloé Fraser

Lune traverse le désert avec toute sa famille, en suivant les mêmes chemins que ses ancêtres, à dos de dromadaire ou à pied. De belles grandes gouaches au format paysage emmènent le lecteur sur les routes des peuples du désert.

Ce jour-là, Lune ne réussit pas à dormir comme les autres après le repas. Il joue dehors et s’éloigne étourdiment des tentes familiales en suivant des empreintes de pas dans le sable. Mais tout à coup le ciel s’assombrit, « la terre se met à trembler, le génie du vent se lève, immense à en cacher le soleil. De sa grande main, il secoue les dunes. Toutes les traces, il les balaye. Et puis, calmé, il disparaît ».

Lune aurait dû se méfier, suivre les conseils de sa mère, mais à présent tout a changé autour de lui et il ne voit plus le campement. La désolation le saisit lorsqu’un petit animal vient tourner autour de lui, un petit lézard qui semble s’adresser à lui et n’a de cesse qu’il le suive. Lune arrive alors dans un nouveau site qu’il reconnaît. Le froid glacé du soir le saisit lorsque des plumes d’un hibou lui indiquent un trou de rocher où se réfugier pour une partie de la nuit. Il est enfin aidé par un superbe firmament où « les étoiles couleur rubis chassent les ombres. Elles dessinent le chemin pour rentrer au campement ».

Un très joli parcours initiatique, dont le jeune garçon sort grandi.