Milja Praagman

« J’aime bien les humains, papa. Est-ce que je peux en avoir un pour mon anniversaire ? ». Non, ce n’est pas l’usage que les oiseaux aient un humain à eux. En plus, maman est allergique !

Étonnants, ces humains que Merlie est en train de découvrir en volant au-dessus du parc OOZ avec papa Merle. Ils ont vraiment de drôles de plumes. Papa lui dit qu’ils peuvent même en changer tous les matins s’ils veulent. Merlie se passionne pour ces groupes qu’il observe et commente de haut.

L’album se mue en une promenade éthologique. Au travers du regard des deux merles, les jeunes lecteurs observent les mœurs de cette intéressante espèce. Une grande double-page et voilà de nombreux spécimens qui se baladent dans la nature, derrière une poussette ou une balle au pied, un chien en laisse ou faisant leur jogging. Il y en a même qui sifflent. Sur une autre, ils ont enlevé presque toutes leurs plumes et sont étalés sur le sable, ou nagent au loin. « Et là, dans ces cages, ce sont aussi des humains ? » Merlie les découvre dans leurs véhicules au milieu d’une intense circulation. « Est-ce que les humains construisent des nids comme maman et toi ? » La page de réponse montre des immeubles très hauts et serrés côte à côte, avec des  tas d’habitants à leurs fenêtres.

Les enfants ont pu, depuis le début de l’album, s’attacher à telle ou telle personne : c’est aussi pour eux un jeu de cherche-et-trouve de repérer de page en page le garçon à la balle rouge ou la fille-zèbre au costume rayé noir et blanc. Réflexion, jeu et humour sont réunis pour leur faire porter un tendre regard sur l’espèce humaine.