La maison qui courait trop vite

Noémie Buissonnière, Alice Morentorn

Pour l’enfant qui prend en mains ce petit roman, le préambule s’adresse à lui très astucieusement. « Si, par le plus grand des malheurs, tu es un petit humain, tu dois impérativement refermer ce livre. »  Et même le réduire en confettis ou en cendres, voire en nourriture pour chien. Sa lecture est réservée aux « bons petits monstres ».

Un discours qui est tout le contraire des exhortations des adultes à lire des livres ! Bien sûr qu’il/elle appartient à la catégorie des petits monstres. C’est donc  parti pour la découverte de toute l’imagination et toute la magie qui peuplent cette quinzaine de petits chapitres !

L’héroïne déjà, Mélie Maginaire, est une enquêtrice inspirée, capable de bien raisonner et aussi de naviguer dans le monde magique. Elle parcourt de grandes distances grâce à une version moderne des bottes de sept lieues, les Turbo-Bottes. Elle est régulièrement accompagnée d’Hector, son fidèle teckel, ainsi que de Philipa, une fantôme aux tenues de l’époque victorienne et au langage émaillé de quelques mots d’anglais.

Alors que Mélie Maginaire a l’intention de prendre quelques congés, sans trop y croire, il faut bien le dire, tout s’accumule soudain. Le bon gros chien de la voisine (et sorcière) disparaît, une maison inconnue se déplace sur de grandes jambes en causant d’énormes dégâts et, surtout, les sorts habituels ne semblent plus fonctionner.

L’auteur s’adresse de temps en temps personnellement à ses lecteurs pour garder le contact dans toute cette magie et le suspense est convenablement ménagé pour les tenir en haleine.

Il doit rester à l’héroïne quelques tours dans son sac, car d’autres aventures sont annoncées. Mais toujours pour les « bons petits monstres » seulement.