Sandra Dieckmann

Souris habite un vieil arbre en haut d’une falaise en bord de mer. Elle dort toute la journée dans son trou, puis vaque à ses occupations, rangements et préparatifs. Elle est très seule, à part une grande amie à qui elle parle pendant des heures, qui l’écoute et la suit, mais ne lui répond jamais.

Souris finit par s’impatienter ; puisque c’est comme ça, puisqu’elle ne veut pas lui parler, qu’elle s’en aille et Souris lui lance un gros galet depuis la plage. Elle la voit alors tomber lentement dans l’eau, puis disparaitre. C’est terrible, avoir fait ça à son unique amie ! Souris, désolée, se hâte de partir à son secours, coûte que coûte.

La narration est soutenue par de jolies peintures alternant des formats en double-page et des bandes de fractions de pages. On voit Souris ramer de toutes ses forces sur sa petite boîte de sardine vide, puis couler très vite dans les vagues de l’océan.

Brusquement, « des créatures des profondeurs la soulèvent, la poussent vers la surface ! » Poulpes, méduses, tortues, étoiles de mer la transmettent à un macareux et Souris est sauvée. Non seulement elle n’est plus seule, mais l’amie à qui elle croyait avoir porté atteinte, leur Lune à tous, est à nouveau haute dans le ciel !

« Souris a le cœur en fête, heureuse d’avoir découvert que le monde est riche de merveilles prêtes à éclore et de grandes aventures. »